Nous vivons des temps de grands bouleversements.
La crise pousse la bourgeoise à la guerre à une vitesse insoupçonnée.
Les contradictions inter-impérialistes explosent, et elles commandent des grandes vagues de répression contre les forces populaires et révolutionnaires.
Ainsi s’expliquent les campagnes d’anéantissement contre les forces de la résistance en Palestine, au Kurdistan, en Inde et ailleurs.
Un élément remarquable de cette offensive est la guerre totale et universelle déclarée par l’administration états-unienne à toutes les forces anticapitalistes, antifascistes, et anti-impérialistes, y compris contre des structures de résistance en Europe, comme nos camarades des Antifas, du Secours Rouge allemand (qui ne fait pas partie de notre SRI), de Masar Badil, de Palestine Action ou d’Autistici.
Nous avons ressenti à notre échelle, les effet de cette offensive générale de la bourgeoisie impérialiste, non seulement à travers notre intervention de soutien aux camarades confronté.e.s à cette pression, mais aussi dans notre propre travail, puisque aujourd’hui, des membres du SRI sont confronté, à des degrés divers, à la répression en Suisse, en Italie, en Belgique et en France.
Le SRI s’est engagé à maintenir la continuité de son engagement solidaire malgré les difficultés, car il est trop facile de ne soutenir que les processus victorieux. Les processus révolutionnaires se font aussi en traversant des épreuves, qu’il faut comprendre. Il importe davantage de développer le processus révolutionnaire dans nos pays, que distribuer des bons ou des mauvais points aux luttes qui, parce qu’elles sont plus avancées que les nôtres, sont confrontées à des questions, à des dilemmes et des épreuves d’un autre niveaux.
Rien de tout cela ne nous conduit à la démobilisation. Au contraire, les contradictions produisent des résistances et les résistances des victoires. Nous saluons ainsi la libération du camarade Nikos Maziotis, combattant de l’organisation « Lutte révolutionnaire » en Grèce qui assume toute l’histoire et tout le projet de son organisation. Nous saluons aussi les camarades anarchistes inculpé.e.s pour des sabotages anti-guerre, qui ont résisté aux manœuvres de la police et de la justice italiennes et qui ont été libéré.e.s.
Nous savons que vous, prisonnier.e.s révolutionnaires, tenez dignement votre poste de combat dans les sections d’isolement en Italie, en Turquie et ailleurs, et c’est pour cela qu’avec vous, avec les camarades libérés comme Georges Abdallah et Nikos, avec tou.te.s les combattant.e.s révolutionnaire d’Inde, du Rojava, de Palestine, des Philippines et du monde entier, nous répétons :
Ni reddition, ni collaboration : Résistance et révolution !