Les délégations de Suisse, Italie, Allemagne France et Belgique réunies pour la Conférence du Secours Rouge International de mars 2026 vous adressent leurs salutations.
Pendant les travaux de notre conférence, nous avons appris la mort de deux militant·es anarchistes de Rome, apprécié·es et estimé·es, Sara Ardizzone et Sandro Melcogliano, dans la préparation d’une action armée. Nous saluons leur mémoire et adressons nos condoléances à leurs proches et à leurs camarades de combat, tout comme nous saluons la mémoire des combattant·es révolutionnaires en Inde qui sont tombé·es ces derniers mois sous le feu de la contre-guérilla, ceux et celles qui sont tombé·es dans la résistance en Palestine et au Liban, et ceux et celles qui sont tombé·es à Alep et ailleurs, pour défendre la révolution au Rojava.
Nous saluons aussi toustes les prisonniers et prisonnières révolutionnaires, et particulièrement ceux et celles qui résistent depuis des décennies dans les terribles conditions d’isolement des prisons en Turquie et en Italie. A la résistance des prisonnier·es correspond les mobilisations à l’extérieur, dans les procès et dans la rue, non seulement en soutien aux révolutionnaires détenu·es, mais aussi contre l’offensive répressive généralisée. Notre soutien va aussi à ceux et celles qui, comme Daniela Klette et les prisonnier·es des Brigades Rouges, sont exposé·es à la vengeance sans fin des Etats impérialistes, parce qu’ils sont le symbole d’une partie de l’histoire révolutionnaire de leur pays.
Nous saluons les prisonniers et prisonnières politiques détenu·es en Iran, qui tout en étant à l’avant-garde de la lutte contre l’Etat réactionnaire et anti-populaire iranien, refusent de se laisser instrumentaliser par les puissances impérialistes en guerre contre cet Etat.
Car l’époque est à la guerre, donc à la résistance.
Lutter contre la guerre, c’est lutter contre la militarisation de la société, des esprits, de l’économie ; c’est comprendre que l’ennemi principal est dans notre propre pays. Les prisons et les tribunaux d’Europe se remplissent de ceux et celles qui luttent contre cette tendance lourde, propre au capitalisme en crise. Le SRI salue toutes ces manifestant·es, grévistes, activistes et de saboteur·ses confronté·es à la répression et s’emploiera à les soutenir.
Nous saluons donc aussi tous ceux et celles qui résistent, par tous les moyens, à la montée du fascisme, tant en résistant au glissement toujours plus réactionnaire des gouvernements qu’en disputant la rue aux néo-nazis. Nous saluons ainsi ceux et celles de l’Antifa-Ost, de l’affaire de Budapest, et ceux récemment emprisonnés à Lyon.
Nous vivons des temps difficiles mais, justement parce qu’ils sont difficiles, ils offrent des possibilités de recomposition du mouvement révolutionnaire, avec de nouvelles unités et de nouvelles perspectives.
C’est face à la répression qui vise aussi Andi, l’une des secrétaires du SRI, dans le cadre d’un procès qui se tient cette semaine à Zurich, et dans la résolution d’aller de l’avant sur la voie de la révolution sociale, que la Conférence bisannuelle du SRI se conclut, et nous vous adressons moins une salutation qu’un rendez-vous sur les lignes de front contre la répression, le fascisme, le capitalisme et la guerre.